AOC La Côte

La tradition viticole vaudoise remonte aux vignobles du Dézaley cultivés dès le Moyen Age par les moines cisterciens.

La Côte vaudoise s’étend des portes de Genève à Lausanne en allant jusqu’à frôler parfois les pentes du Jura (2 003 hectares de vignobles en 2012). Cela représente 52,4 % de la surface viticole vaudoise.

De l’Helvétie romaine à nos jours, des rives du lac de Neuchâtel à celles du lac de Morat et du Léman, le vignoble vaudois et les hommes qui le travaillent se sont joués du terrain et des éléments pour créer avec excellence et passion un produit aussi noble que réjouissant. Le vin, tel qu’on le vit et le boit dans le canton de Vaud, constitue un élément fort du tissu social, économique et culturel. Mais il est aussi, par son caractère et sa finesse, le symbole de cet esprit de liberté et de cette joie de vivre propres aux Vaudois. Qu’on le célèbre en chantant à la Fête des Vignerons ou en le dégustant entre amis, il crée cette alchimie unique entre labeur, désir, plaisir et allégresse. Sublime et vivant, il constitue la pièce maîtresse de notre identité régionale, de même qu’une composante inestimable du patrimoine suisse.

La région profite d’un microclimat offert par son implémentation :

Le Léman d’abord, qui apporte au raisin son effet régulateur thermique. Le Jura ensuite, qui offre une épaule protectrice contre le vent du nord.

Des bourgs et surtout des villages aux noms qui chantent: Luins, Bursinel, Tartegnin, Féchy, Vinzel, dont les auberges cossues et la fraîcheur des caves incitent à l’escale. Dans l’entre-terrain, ruz et rivières compartimentent et organisent les parchets, procurant au randonneur un sentiment d’intimité et de fraîcheur. Enfin 32 châteaux et demeures patriciennes attestent d’une tradition séculaire de culture de la vigne.